Chesterton, de verbe et de chair

Chesterton n’abandonne pas l’actualité. En journaliste qu’il fut, il sait combien celle-ci transporte avec elle son lot de questions fondamentales qui dépassent le court moment où l’on s’interroge sur elles. Mais revenons à notre écrivain.

Nous avons évoqué récemment la parution du livre Figures de pensée dans lequel se trouve un chapitre consacré à Chesterton. Dans le registre des autres bonnes nouvelles, signalons l’excellent livre d’Henri Quantin, De Verbe et de chair (Les éditions du Cerf). Il s’agit d’une visite vivante, profonde et drôlatique dans le monde des porteurs de voix du Verbe, comme il y a des porte-flambeaux. Les principaux noms défilent à nos yeux ravis devant le talent de l’auteur de saisir l’essentiel d’une œuvre et d’une destinée sans jamais tomber dans la pesanteur académique. De Péguy à Bernanos, de Max Jacob à Chesterton ou Bloy, ils y sont tous. Français, mais pas seulement. Croyants, mais pas forcément tranquilles. Écrivains et artistes, évidemment.

Henri Quantin compare Chesterton à Obélix et intitule son chapitre, « Ils sont fous, ces romains ». Le ton est donné. Le reste du chapitre est du même tonneau. La potion magique de Quantin est un mélange, d’une maîtrise parfaite, de connaissances précises et d’un renversement de ton pour aborder l’écrivain et l’œuvre qui tombe sous son regard. On a beau se dire que l’auteur est agrégé de lettres classiques, il dépoussière à tour de bras et rend vivant un auteur avec une saveur particulière. Avec Chesterton, c’est une réussite.

Une réflexion au sujet de « Chesterton, de verbe et de chair »

  1. pour M Henri Quantin

    Monsieur, Natacha Galpérine, grande amie, m’a parlé de vous et de vos travaux. Hasard ou pas, je publiais récemment un livres sur les Ecrivains français face à l’antisémitisme et je retrouve dans votre livre nombre d’entre eux.
    D’autre part, vous devez intervenir à Reims sur le Salut et voulais juste vous signaler
    que j’ai préfacé la dernière édition du Salut pour le centenaire chez Salvator et que, le faisant, je suis le premier juif de foi à l’avoir jamais préfacé. Pour toutes ces raisons, j’aurais été tout à fait heureux de vous rencontrer un jour à Paris ou ailleurs.
    Cordialement à vous
    Michael St-Cheron

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