Chesterton, une nouvelle fois…

Plusieurs livres paraissent ces derniers temps à propos de Chesterton. Il est temps de les signaler avant d’explorer plus à fond les trésors qu’ils recèlent.

D’abord une traduction, signée Hubert Darbon, Petites choses formidables, aux éditions DDB dont Patrick Kéchichian, grand admirateur de l’auteur, a rendu compte dans la Revue des Deux mondes de novembre dernier :

comment rendre compte d’un livre qui part dans tous les sens, fait de la politique, de la théologie (avec légèreté), qui voyage en Afrique du Sud, à Bruges, en France et en Angleterre, qui s’arrête pour comparer les deux pays, ou médite sur le premier, assis place de la Bastille ?… Dans sa brève préface, le chroniqueur invite d’ailleurs le lecteur à ne pas « poser » son regard trop longtemps, à éduquer son œil, par nature « paresseux », afin « qu’il sache voir les faits surprenants qui gambadent partout, visibles comme le nez au milieu de la figure ». Alors, oui, il peut parler de tout et de rien, avec ferveur et amusement. Toujours, il retombe sur ses pieds. Et nous avec, un peu plus assuré de la légèreté des choses, en même temps que de leur gravité… Pour terminer en beauté, citons ce délicieux incipit du chapitre X : « Être au lit serait somme toute une expérience absolument supérieure et parfaite si l’on pouvait seulement avoir un crayon de couleur assez long pour dessiner au plafond. » Pas mal, non ?

Ce mois-ci paraît un essai que nous devons à un chestertonien averti, plusieurs fois traducteur du vieux Gilbert, et qui sait sentir avec finesse et talent les ressorts secrets de l’écrivain anglais. Chesterton ou la quête excentrique du centre, de Gérard Joulié, vient donc d’être publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux. Dans Le Figaro de ce jeudi 6 décembre – un beau cadeau pour la saint Nicolas – Eugénie Bastié rend compte du livre et écrit notamment :

Si son propos est parfois désordonné, Joulié a l’art des formules cinglantes notamment quand il décrit Chesterton comme un “saint Thomas d’Aquin déguisé en mousquetaire”.

J’avais employé naguère celle d’un Don Quichotte avec le corps de Sancho Pança. Il n’y a pas à dire, les comparaisons affluent dès qu’il s’agit de donner une (petite) idée de l’immensité de l’écrivain.

Enfin terminons sur l’annonce pour le début de l’année prochaine de la parution d’un essai de Camille Delmas, rédacteur en chef  Culture de la revue Limite, Le Paradoxe Chesterton, chez Première Partie.

 

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