Aphorisme chestertonien (307)

Il est légitime de penser que, s’il était né à Londres au dix-neuvième siècle, Mahomet n’aurait pas peuplé la ville de harems de quatre femmes : il conçut l’état matrimonial en fonction de la société arabe du sixième siècle parce qu’il vécut en Arabie au sixième siècle. Mais ce que le Christ dit du mariage ne se rapporte en rien à l’état de la société palestinienne au premier siècle et ne ressemble à rien d’autre qu’au sacrement de mariage tel que l’Église catholique l’instituera. Le mariage chrétien était alors aussi difficile à vivre qu’aujourd’hui mais paraissait beaucoup plus surprenant. Juifs, Grecs ou Romains, les anciens étaient à cent lieues de concevoir qu’il puisse exister entre un homme et une femme un lien d’ordre sacramentel – et donc ne refusaient pas ce qu’ils ne comprenaient même pas. Cet idéal n’est pas plus inadapté à notre temps qu’il ne l’était au leur. Le temps ne fait rien à l’affaire : irréalisable ou non, il est radicalement faux que l’idéal de Jésus de Nazareth, approprié à son temps, ne le soit plus au nôtre. À en juger par la fin de sa vie, il paraît d’ailleurs téméraire d’affirmer que les contemporains du Christ partageaient ses idées.
L’Homme éternel 

Aphorisme chestertonien (269)

Pourquoi le poète qui louait le soleil se cachait-il bien souvent dans une caverne ? Pourquoi le saint qui était si tendre avec son frère le loup était-il si rude avec son frère l’âne (surnom qu’il donnait à son corps) ? Pourquoi le troubadour qui disait que l’amour mettait le feu à son coeur fuyait-il les femmes ? Pourquoi le chantre qui se réjouissait de la force et de la gaîté du feu se roulait-il délibérément dans la neige ? Pourquoi l’hymne même qui clame avec toute la passion d’un païen « Loué soit Dieu pour notre soeur la terre mère, qui produit fruits et herbes variés et les fleurs éclatantes », se termine-t-il par les mots « Loué soit Dieu pour notre soeur, la mort du corps » ?

Saint François d’Assise 

Chesterton vu par la presse Suisse : la découverte d’Orthodoxie

A plusieurs reprises sur ce blogue des Amis de Chesterton, association française destinée à faire connaître l’œuvre de G.K. Chesterton, nous avons publié des extraits de la presse française (principalement d’avant-guerre) pour témoigner de la réception de l’auteur d’Orthodoxie dans notre pays.

Non loin de nous, en partie francophone et à forte tradition intellectuelle, un pays n’a pas été insensible à l’œuvre de l’écrivain anglais. Pour preuve, les extraits des articles qui lui furent consacrés et que nous comptons publier sur ce site afin d’élargir notre propre horizon. Nous commençons par cet article tiré du Nouvelliste valaisain, une publication  suisse, d’inspiration catholique, qui paraît à Sion, d’abord trois fois par semaine puis qui devient quotidien en 1929. L’article, signé Junius, publié en première page, salue la publication à Paris dans La Nouvelle Revue française d’un chapitre d’Orthodoxie dont on sait depuis qu’il a été traduit par Paul Claudel. L’article date du 1er septembre 1910.

Chesterton dans la presse…

Le journaliste Jean Mercier

Dans l’actualité récente touchant à Chesterton, signalons (avec retard) la parution dans l’hebdomadaire La Vie d’un grand article de Jean Mercier sur GKC (4 octobre 2013). Nous avions pu rencontrer le journaliste lors de la préparation de son article et lui confier quelques livres de notre écrivain. Sous le titre « Faut-il béatifier G.K. Chesterton ? », Jean Mercier donne un aperçu général sur l’homme et son œuvre et s’interroge justement sur la question d’une possible béatification. Il est évidemment impossible de partager l’avis de la journaliste britannique Melanie Mc­Donagh, citée dans cet article, qui attribue à Chesterton des propos « antisionistes ». Bien au contraire, comme le montre son livre La Nouvelle Jérusalem, Chesterton était favorable à un État juif pour la bonne raison qu’il estimait que l’on ne pouvait pas être fidèle à deux patries à la fois. D’où, au contraire, son penchant pour le sionisme qui est fondamentalement un nationalisme.

On trouve encore sur Internet ce bel article de Jean Mercier (voir aussi son blog). En voici juste un extrait :

Chesterton devint un champion de l’orthodoxie dogmatique. Son livre ­Orthodoxie, publié en 1908, quand il a 34 ans, est un best-seller. Loin d’une ­apologie sentencieuse, Chesterton y décrit, à travers un ­témoignage plein d’anecdotes et d’humour, le chemin intellectuel qui l’a conduit du doute vers cette ­conviction inébranlable : « Toutes les philosophies modernes sont des chaînes qui attachent et entravent ; le christianisme est une épée qui sépare et libère. »

Il y raconte qu’il a été attiré par le christianisme parce que celui-ci était attaqué pour des raisons contradictoires. On fustige les chrétiens comme fauteurs de guerre et aussi comme des lâches ? On dénonce leur militantisme en faveur de la famille, mais aussi leur promotion du célibat religieux ? Notre bretteur s’amuse : « Le christianisme non seulement admettait les vices les plus ardents, mais il avait apparemment le don mystique d’associer des vices qui semblaient incompatibles. » Chesterton défend le christianisme comme la seule force garante du progrès et de la justice, de la liberté et de l’innovation, à rebours des idéologies à la mode. « Les hommes qui se mettent à combattre l’Église au nom de la liberté et de l’humanité finissent par liquider liberté et humanité pourvu qu’ils puissent combattre l’Église. »

La passion pour l’orthodoxie, dont Chesterton reconnaît le danger, car elle peut conduire au fanatisme, est ce qui empêche le christianisme de s’affaisser dans la facilité et de dégénérer dans l’insignifiance. Il décrit le péché originel, très décrié à l’époque, comme étant à la base de la démocratie. « Aucun christianisme, fût-ce le plus ignorant ou le plus obtus, n’a jamais insinué qu’un baron était meilleur que le boucher. » Quant au catholicisme, Chesterton le voit comme ce qui a maintenu le principe de plaisir. « L’enceinte extérieure du christianisme est une garde rigide d’abnégations éthiques et de prêtres professionnels, mais à l’intérieur de cette enceinte inhumaine, vous trouverez la vie humaine de toujours, dansant comme les enfants et buvant du vin comme les hommes, car le christianisme est le seul cadre adapté à la liberté païenne. »

Histoire du Christianisme magazine (n° 69, novembre-décembre 2013 – merci au lecteur qui nous a signalé cet article) publie deux pages consacrées à Chesterton sous la signature d’Irène Fernandez.

Spécialiste de C.S. Lewis, auquel elle a consacré sa thèse, auteur également de livres sur Tolkien, Irène Fernandez évoque également Chesterton à l’occasion d’une possible béatification. Elle écrit que bien avant 1922, année où il rejoint officiellement le catholicisme :

« son œuvre témoignait déjà avec éclat de la vérité de la vision chrétienne des choses. (…) cette œuvre exprime l’émerveillement devant le monde, un émerveillement qui ne vise pas la surface des choses, mais leur être, leur glorieuse existence ».

Irène Fernandez termine son article en citant Kafka, à propos de l’auteur du roman Le Nommé Jeudi :

« “Je ne sais pas qui c’est”, mais “il a l’air si heureux qu’on croirait presque qu’il a trouvé Dieu” ».

De fait, Chesterton avait Dieu. Ce fut la grande nouvelle de sa vie.

(Histoire du christianisme magazine est disponible en kiosque).

Famille Chrétienne annonce le colloque Chesterton-Newman

Sous le titre « Chesterton face à Newman », le site internet de l’hebdomadaire de la famille, Famille chrétienne, annonce le colloque Chesterton/Newman qui se déroule ce samedi 19 octobre à l’Espace Bernanos, à Paris. En peu de mots, tout y est dit : la raison de ce colloque, le programme et le nom des intervenants ainsi que les aspects pratiques de cette manifestation à ne pas rater. Un grand merci à Famille Chrétienne.

Colloque Chesterton-Newman aujourd’hui sur Radio Notre-Dame

Philippe Maxence, président des Amis de Chesterton, sera aujourd’hui, jeudi 17 octobre, à l’antenne de Radio Notre-Dame (à 10h30), dans l’émission Ecclesia Magazine animée par Élodie Chapelle, pour évoquer le colloque Chesterton-Newman de samedi prochain. Nous vous attendons très nombreux pour ce grand rendez-vous international. Venez même si vous n’êtes pas inscrit; venez même et surtout si vous hésitez; venez parce que les meilleurs spécialistes internationaux du cardinal Newman et de G.K. Chesterton seront là. Venez pour une fin d’après-midi placée sous le signe de la gratitude. Si vous pouvez nous le faire savoir (contact@amisdechesterton.fr), c’est bien. Mais vous pouvez venir même sans vous inscrire, en famille ou entre amis.

 

La conversion selon Hilaire Belloc (1)

Nous publions ici le texte d’Hilaire Belloc servant d’introduction à la première édition française de L’Église catholique et la conversion de G.K. Chesterton (éditions de la Bonne Presse) et qui n’a pas été repris dans l’édition actuellement disponible de cet essai de l’écrivain anglais. Contrairement à son ami Chesterton, Hilaire Belloc est né au sein du catholicisme romain et s’il lui fallut à un moment de sa vie (il y fait une légère allusion dans ce texte) se réapproprier le catholicisme, et dans ce sens très précis, opérer une sorte de conversion, il n’eut dû pas contrairement à son ami réaliser cet effort gigantesque de quitter l’Église établie pour aller vers l’Église catholique et romaine. C’est sur cette différence de parcours qu’il propose la réflexion que l’on pourra lire ci-après.

C’est avec modestie que celui qui est né dans la foi peut aborder le sujet formidable de la conversion. Certes, il est plus facile à qui ignore encore la foi d’aborder ce sujet qu’à celui qui en eut le privilège dès son enfance. Aborder une expérience autre que la sienne (que l’on ne peut saisir qu’imparfaitement), révèle, à la fois, une sorte d’impertinence et une ignorance. Très souvent ceux qui sont nés dans la foi passent par des épreuves personnelles parallèles et, d’une certaine manière, semblables à celles qui conduisent les incroyants à la comprendre et à l’accepter. Souvent, dis-je, ceux qui sont nés dans la foi traversent une période de scepticisme au cours de leur jeunesse, à mesure que les années passent, et c’est encore un fait commun (moins fréquent cependant qu’il y a une génération) que des hommes de culture catholique, connaissant l’Église dès leur enfance, la quittent à l’approche de l’âge viril sans jamais y revenir. Mais il existe, de nos jours, un phénomène encore plus fréquent, et c’est à cela que je me réfère : les individus sur lesquels le scepticisme a exercé une si forte emprise au cours de leur jeunesse découvrent, par l’expérience des hommes et des formes diverses de la réalité, que les vérités transcendantales enseignées dans l’enfance gardent toute leur valeur au cours de la maturité.

Cette expérience du catholique de naissance peut, je le répète, être appelée, en un certain sens un phénomène de conversion. Mais elle diffère de la conversion proprement dite, qui se rapporte plutôt à la découverte graduelle de l’Église catholique et a son acceptation par des hommes et des femmes qui commencèrent leur vie en ignorant son existence, pour qui elle n’a été, pendant leurs années de formation, qu’un nom peut-être méprisé et certainement sans correspondance avec aucune réalité connue.

Semblables convertis sont peut-être à la source de la vigueur croissante l’Église catholique à notre époque. L’admiration que le catholique de naissance ressent envers leur courage correspond exactement à celle que l’Église des premiers siècles manifestait envers les martyrs. Car le mot « martyr » signifie « témoin ». Le phénomène de la conversion, qui se rencontre dans chaque classe et qui atteint toutes les catégories de personnalités est le grand témoin moderne de la véracité de la foi, de ce fait que la foi est la réalité et qu’en elle seule se trouve le fondement de la réalité.

À suivre…

Zénit : la dépêche annonçant l’ouverture prochaine de la procédure en vue de la béatification de Chesterton

Nous reproduisons ci-dessous la traduction du communiqué annonçant l’ouverture du procès en béatification de G.K. Chesterton publié par l’agence Zenit. Nous renvoyons également au texte publié sur ce blogue sur le même sujet. Malgré ses défauts nous reproduisons cette traduction telle. Nous publions en-dessous le texte anglais d’origine, venant lui aussi de l’agence Zenit.

 

Rome,  (Zenit.orgAntonio Gaspari

L’évêque britannique Peter John Haworth Doyle a nommé un clerc pour enquêter sur la cause de béatification de l’écrivain Gilbert Keith Chesterton. La nouvelle a été annoncée par le président de la Société américaine Chesterton, Dale Ahlquist, le 1er août.

Dans son discours d’ouverture du 32e congrès annuel de la Société américaine Chesterton, au Collège de l’Assomption, Ahlquist a exprimé sa joie et sa gratitude pour cette initiative parce que « elle est en syntonie avec nos désirs » de voir Chesterton canonisé.

« C’est pour moi un grand privilège de pouvoir donner cette nouvelle, a-t-il ajouté, entre autres parce que ce qui a motivé Mgr Doyle, c’est le fait que le cardinal Bergoglio, lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, s’est dit favorable à l’ouverture de la cause ».

Mgr Doyle est évêque du diocèse de Northampton, un siège suffragant de l’archidiocèse de Westminster, qui comprend les comtés du Northamptonshire et du Bedfordshire, ainsi que le traditionnel comté du Buckinghamshire.

Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est un des écrivains anglais les plus cités dans le monde. Ses œuvres : « Orthodoxie », « L’Homme éternel », « L’aventure d’un homme vivant », « Saint Thomas d’Aquin », « Saint François d’Assise », ainsi que toute la série des nouvelles du « Père Brown » sont extrêmement répandues. Il faut noter l’importance particulière de son livre « Ma foi », dans laquelle il explique sa conversion au catholicisme.

Il a été amplement démontré que les écrits de Chesterton ont joué un grand rôle dans la conversion de nombreuses personnes et qu’ils ont influencé positivement un certain nombre de grands hommes du XXeme siècle.

L’écrivain et philologue britannique Clive Staples Lewis, après avoir lu « The everlasting man » (L’Homme éternel), a déclaré : « pour la première fois, j’ai vu l’histoire sous une forme chrétienne qui avait du sens ».

Selon Dale Ahlquist, l’approche de l’économie par Dorothy Day a été influencée par un modèle créé par Chesterton, basé sur l’enseignement social de l’Église et connu comme le « distributisme » (Dorothy Day était une journaliste américaine et une militante sociale anarchique, connue pour ses campagnes en faveur de la justice sociale, des pauvres et des sans-abris. Elle s’est convertie au catholicisme en 1927).

Chesterton a aussi exercé une influence sur John Ronald Reuel Tolkien, l’auteur de « Le Seigneur des anneaux » et d’autres grands « succès » de la littérature fantastique, comme « Le Hobbit », et « Le Silmarillion ». Il a été une source d’inspiration pour le lettré Maurice Baring, écrivain, poète et journaliste, ainsi que pour l’historien Christopher Henry Dawson, pour le théologien Mgr Ronald Knox et pour des auteurs agnostiques comme le grand écrivain argentin, Jorge Luis Borges.

Il ne suffit pas d’être un grand écrivain pour être un saint, mais nul doute que Chesterton a été un maître de vertus. En matière de foi, de défense de la famille naturelle, de sainteté de la vie et de justice économique, son enseignement était magistral.

Il est connu dans le monde pour sa grande intelligence, son humilité et sa joie profonde, jaillie de sa conversion au catholicisme. Le président de la Société américaine Chesterton a rappelé l’influence qu’a aussi eue Chesterton sur le serviteur de Dieu et archevêque des États-Unis Fulton John Sheen, l’un des prédicateurs les plus brillants et efficaces de son temps. « Je pense que Chesterton est un saint pour notre temps et qu’il pourrait continuer à attirer de nombreuses personnes à l’Église catholique », a conclu Dale Ahlquist.

Traduction Hélène Ginabat

( 8 août 2013) © Innovative Media Inc.
Texte original anglais :

WORCESTER, August 07, 2013 (Zenit.org) – In his opening address at the 32nd Annual Chesterton Conference held at Assumption College, Dale Ahlquist, President of the American Chesterton Society, announced that Bishop Peter Doyle of Northampton, England, has given permission to state that he “is sympathetic to our wishes and is seeking a suitable cleric to begin an investigation into the potential for opening a cause for [G.K.] Chesterton.”

The announcement was met with loud cheers and great emotion as members of the American Chesterton Society have long awaited an official step toward G.K. Chesterton’s Cause for Canonization. Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) was a prolific English writer and Catholic convert. His classic works such as  “Orthodoxy,” “The Everlasting Man,” his books on St. Francis of Assisi and St. Thomas Aquinas, as well as the Father Brown detective stories, have inspired and delighted generations of readers. But he has also been a driving force in the New Evangelization as he has proven to be a maker of converts to the Catholic faith.

Dale Ahlquist, who has  written several books on Chesterton and is also host of the EWTN series “The Apostle of Common Sense,” is one of those converts and has played a key role in leading the Chesterton revival. “It was a great privilege for me to make the announcement at the conference,” he said. “I’m grateful for all of the work done by Chesterton devotees around the world that has prompted the bishop to make this very important decision. One of the reasons that especially  motivated him is the fact that His Holiness, Pope Francis, expressed support for Chesterton’s Cause when he was the Archbishop of Buenos Aires.”

G.K. Chesterton’s prophetic writings are being embraced by a new generation who are drawn to his eloquent defense of the Catholic faith, of the traditional family, the sanctity of life, and economic justice. He is known for his great wit, humility, and profound Catholic joy. He was a major influence on such figures on Archbishop Fulton Sheen, C.S. Lewis, J.R.R. Tolkien, Dorothy Day, and Jorge Luis Borges. “I think he is very much a saint for our time and could draw many people into the Catholic Church,” Ahlquist added.

Since 1996, the American Chesterton Society (ACS) has been the leading organization dedicated to popularizing Chesterton’s ideas. It publishes Gilbert Magazine and has started over 60 local Chesterton societies across the United States. The national conference draws hundreds of attendees each year. The ACS works to bring Chesterton’s common sense, profound faith, and joy to a new generation.

 

Le Président de l’American Chesterton Society (ACS) Dale Ahlquist sur le sujet (en anglais). Il s’agit d’une vidéo qui malheureusement ne s’affiche pas dans certains cas, selon les navigateurs utilisés. On peut la voir également ici :