Chesterton dans la presse de son époque, l’exemple de la Revue Anglo-Américaine

G.K. Chesterton est un écrivain qui s’est finalement inscrit dans le temps et la durée. Ce n’était pas si évident au point de départ, quand on prend conscience que nombre de ses livres (pas tous, cependant) sont nés des circonstances. C’est notamment le cas d’Hérétiques et d’Orthodoxie, les deux essais qui ont certainement rendu leur auteur célèbre à travers le monde. Mais n’est-ce pas justement le signe d’un grand écrivain, pour ne pas dire d’un véritable classique, d’arriver à dépasser l’aspect factuel pour offrir un livre qui contient un aspect vraiment universel ?

Né des circonstances aussi, les histoires du Father Brown forment aujourd’hui certainement la partie la plus connue et la plus populaire de l’œuvre si variée de Chesterton. Comment furent-elles reçues à l’époque ? Pour en donner une petite idée, forcément circonscrite à la revue et à l’auteur de l’article, nous publions ci-après (et, en plusieurs parties) l’article de A. Debailleul consacré au volume The Incredulity of Father Brown, article publié dans La Revue Anglo-Américaine d’octobre 1927 (numéro 1, cinquième année), revue dirigée par L. Cazamian et C. Cestre, professeurs à la Sorbonne et éditée par les Presses Universitaires de France.

A suivre…

Chesterton vu par Jean Blum (2 et fin)


Nous publions ci-dessous la suite de l’extrait du très long article de Jean Blum (qui traduira Chesterton sous le pseudonyme de Jean Florence) publié dans le numéro de janvier-février 1910 de La Revue Germanique.

Selon Cécile Boillot qui a consacré une thèse de l’école des Chartes à cette revue :

La Revue germanique, fondée en 1905, se propose en effet d’être un médiateur entre la France et l’Allemagne en tenant le public lettré français au courant de toutes les manifestations de l’esprit en Allemagne et en Angleterre. La Revue germanique permet donc une approche des milieux intellectuels sensibles à la culture allemande des années 1900 jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale. Elle contribue également à donner un nouvel éclairage sur l’histoire d’une discipline, les études germaniques. La Revue germanique est en effet un témoin privilégié de la confrontation d’un groupe de germanistes à la réalité politique brutale du national-socialisme. L’intérêt de cette revue est d’être une source pour la connaissance de cette situation unique, qui n’a d’équivalent dans aucune autre discipline scientifique : les spécialistes de l’Allemagne sont en effet les spectateurs des bouleversements majeurs que subit leur objet d’étude entre 1933 et 1939.

Voici donc la suite et la fin de notre extrait :

 

 

 

Le Jeu parfait

Le Jeu parfait est une nouvelle de G.K. Chesterton dont la traduction française, réalisée par Charles Grolleau, a paru dans La Revue hebdomadaire du 6 août 1921. Cette revue littéraire a été fondée par Fernand Laudet en 1892 et elle a pour rédacteur en chef François Le Grix, dont nous avons déjà eu l’occasion de parler.

Le Jeu parfait est la traduction exacte et mot à mot du titre de la nouvelle de Chesterton, The Perfect Game, publiée dans le recueil Tremendous Trifles ou encore dans On Running After One’s Hat and Other Whimsies, une sélection de textes de Chesterton réalisée par E.V. Knox, « Editor of ‘Punch’ », le célèbre journal satirique.

Nous publions cette traduction française en deux parties.

A suivre…

Le Chesterton du Père de Tonquédec (fin)

Nous terminons ici la publication de très larges extraits de l’étude du Père Joseph de Tonquédec, parue en 1920 sous le titre, G.K. Chesterton, ses idées et son caractère. On pourra retrouver les différentes publications sur ce blogue (ici, , , ,, , et ).

Il s’agit en France de la première étude vraiment systématique de l’œuvre et de la pensée de Chesterton, lequel est en quelque sorte pris au sérieux et non réduit au simple rang d’amuseur. Nous achevons donc ici la reproduction intégrale du dernier chapitre de ce livre.

FIN.

Le Chesterton du Père de Tonquédec (8)

À la fin de l’année 2011, nous avions commencé à publier de larges extraits du livre du père jésuite Joseph de Tonquédec consacré à Chesterton sous le titre : G.K. Chesterton, ses idées et son caractère. Publié d’abord en feuilleton dans la revue Études, cette enquête sur la pensée d’un écrivain alors vivant a été réunie en volume en 1920 et publiée aux Nouvelles Éditions Nationales.

Pour mémoire, cet ouvrage comporte quatre chapitres (La philosophie d’un humoristeUne manière de prendre la vie;  L’Art; La Religion). Nous continuons ici la publication du quatrième chapitre (débutée ici) et consacré à l’aspect religieux de l’œuvre et de la démarche de Chesterton. C’est peut-être dans ce chapitre que le jésuite prend le plus ses distances vis-à-vis d’un écrivain qui le fascine très visiblement.

A suivre…

Quand Chesterton visitait la Belgique

 

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Nous publions aujourd’hui un article de Chesterton, paru à l’origine dans le Daily News, puis dans le recueil (non traduit en français) Tremendous Trifles
(1909). Il s’agit de l’un des articles nés des excursions de l’écrivain en France, en Allemagne et en Belgique.

Le 1er janvier 1931, La Revue belge en publia une traduction française
réalisée par Jeanne Fournier-Pargoire et c’est celle-ci que l’on va lire ci-dessous.

Publiée à Bruxelles, La Revue belge paraissait tous les 15 jours et offrait
principalement des textes littéraires d’auteurs francophones. Elle était dirigée par Pierre Goemaere (1894-1975) et Paul Tschoffen 1878-1961) et comprenait aussi un impressionnant comité de
parrainage.

Revue catholique d’intérêt général, très francophile, La Revue belge fut fondée le
1er janvier 1924 par Joseph Goemere et cessa sa parution en 1940 (avec le numéro du 1er mai 1940) en raison de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, on retrouve
Pierre Goemaere gérant de
La Revue générale belge, fusion en 1945 de La Revue générale et
de
La Revue belge. De son côté, Paul Tschoffen, membre du Parti catholique, prit part à la vie politique de son pays et fut même ministre du
travail, de l’industrie et des affaires sociales de 1924 à 1925 puis des colonies (en 1929, puis en 1932-1934). Bien qu’il ne s’occupait pas de la revue pendant sa présence au gouvernement, Paul
Tschoffen travaillait en étroite collaboration avec Pierre Goemaere. Il démissionna cependant officiellement de la revue le 6 mars 1936, officiellement parce que sa direction n’est plus que
nominale, en réalité, en raison d’un désaccord politique avec Pierre Goemaere.

En fondant cette revue, Joseph Goemere avait déclaré : « Depuis longtemps j’avais caressé l’espérance de doter
mon pays d’une grande revue de quinzaine. Les grandes revues françaises, anglaises, italiennes paraissent tous les quinze jours. L’éditeur, en moi, était humilié de nous voir maintenus dans une
situation d’infériorité vis-à-vis de l’étranger
. » (source : L’aventure flamande de la Revue belge: langues, littératures et cultures
dans l’entre-deux guerres
, de Reine Meylaerts, éditions P.I.E., Peter Lang, 2004).

Ayant un fondateur qui regardait au-delà des frontières bleges, on ne s’étonnera pas de trouver dans cette revue un texte
d’un écrivain anglais. 

 

 

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Archive : un article de Jean Blum sur Chesterton (2)

 

Nous avons publié avant-hier le début d’un très long article consacré à Chesterton – heureuse époque – et
parue à l’origine dans La Revue germanique, dans son numéro de janvier-février 1910.

1910, c’est deux ans après la publication en Angleterre d’Orthodoxy, cinq ans après celle d’Heretics, deux
ouvrages qui ont propulsé sur le devant de la scène le jeune écrivain – il est alors âgé de 36 ans !

1910, c’est encore cinq ans après la parution de son roman dédié à Hilaire Belloc, Le Napoléon de Notting Hill,
roman d’anticipation puisque le retour aux habitudes médiévales qu’il décrit, est censé se dérouler en 1984. C’est aussi deux ans après la parution de ce roman à clef qu’est Le Nommé
Jeudi
, dont on n’a pas fini d’explorer les reflets de la vie même de son auteur.

1910, c’est encore l’année où Chesterton publie Le Monde comme il ne va pas. Il est alors une plume
journalistique bien connue, ne serait-ce que par ses articles hebdomadaires dans The Daily Mail et dans The 
Illustrated London News. Ses prises de position politiques pendant la guerre impérialiste
contre les Boers ont aussi beaucoup fait parler de lui. Sa renommé a traversé la Manche et l’on s’intéresse à cet écrivain peu commun. C’est pourquoi nous continuons la publication de cet article
de Jean Blum.

 

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Archive : un article de Jean Blum sur Chesterton

S’il est intéressant de suivre l’histoire de la publication des ouvrages de Chesterton ou de s’attarder sur la publication de
livres le concernant aujourd’hui, il ne faut pas perdre de vue que l’écrivain fut de son vivant le thème de bien des polémique ou d’étude sur son œuvre et sa pensée.

C’est ainsi que nous avons publié à plusieurs reprises des articles parus dans la presse française ou francophone de
l’époque. On était pour ou contre Chesterton, en tous les cas, le sujet était loin de laisser indifférent. On manquait parfois, dans les louanges comme dans les critiques, du nécessaire recul que
l’histoire nous apporte aujourd’hui. À titre d’exemple, nous publions ci-dessous quelques extraits d’une longue étude signée Jean Blum et qui parut dans les colonnes de La Revue
Germanique
de janvier-Février 1910 (la lecture sera facilitée en imprimant cette page).

 

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