Father Brown revient à la BBC

Dix nouveaux épisodes de la série du Father Brown, de G.K. Chesterton, viennent d’être tournés par la chaîne britannique BBC. La série, tournée dans les Cotswolds, devrait être diffusée à la télévision (BBC 1) au début de l’année prochaine. C’est l’acteur Mark Williams qui incarne la figure du Father Brown. Les épisodes sont censés se dérouler dans les années… cinquante puisque le presbytère de Blockley a été transformé pour reproduire le cadre de ces années-là. Selon la presse locale, la population de la région a été enchantée de ce tournage et elle s’est liée d’amitié avec Father Brown, ou plus exactement, son incarnation contemporaine, Mark Williams.

Comédien, scénariste et présentateur anglais, né en 1959, Mark Williams s’est surtout fait connaître par son rôle dans une série de sketchs télévisés réalisés pour la BBC : « The Fast Show » ainsi que pour son rôle d’Arthur Weasley dans la série des Harry Potter, d‘Horace dans les 101 Dalmatiens ou de Sir John Middleton dans la série télévisée Raison et Sentiments.

On ne sait pas pour l’instant si ces nouveaux épisodes de Father Brown sont des adaptations de nouvelles de Chesterton ou s’ils sont sortis du cerveau des scénaristes qui ont repris le personnage de Chesterton. Certaines informations évoquent cependant l’adaptation possible de The Blue Cross. En attendant voici des scènes du tournage :

Frances Chesterton

Frances Alice Chesterton, née Blogg

Il faudra que nous parlions un jour en détail de Frances Alice Chesterton (28 juin 1869-12 décembre 1938), l’épouse discrète et fidèle de l’écrivain. Pour aujourd’hui, nous voudrions seulement signaler le livre qui vient de paraître sous le titre, How Far Is it to Bethlehem, édité par l’American Chesterton Society. Il s’agit d’un recueil des pièces de théâtre et de poèmes de Frances Chesterton, rassemblés et présentés par Nancy Carpenter Brown, membre de la direction de l’American Chesterton Society et qui anime également un blog personnel.

Spécialiste de Frances Chesterton, née Blogg, Nancy Carpenter Brown travaille également à une biographie de l’épouse de Chesterton, attendue avec impatience car elle permettra certainement de mieux la connaître et de mieux connaître également l’écrivain. Nancy Carpenter Brown a également conseillé la réalisation que l’on pourra voir ci-dessous, album de photographies nous montrant Frances Chesterton.

Signalons aussi que plusieurs des poèmes de Frances ont été mis en musique. C’est le cas notamment de How Far Is it to Bethlehem (arrangement : Geoffrey Turton Shaw, 1879-1943) qui sert de titre au recueil de Nancy Carpenter Brown. On peut en écouter une interprétation ci-après.

Voici également la partition de ce chant :

Une partition qui a fait le tour du monde… :

Bilbo le Hobbit : la bande annonce en VF

Tolkien reviendra sur nos écrans dans un an. Pour nous faire patienter la bande annonce de Bilbo le Hobbit est déjà disponible. Bilbo le Hobbit précède Le Seigneur des anneaux dans l’histoire des œuvres de Tolkien et nous narre les aventures de Bilbo, entraîné par Gandalf, dans une aventure qui le conduit jusqu’au royaume nain d’Erebor. Et c’est sur le chemin qu’il fera la connaissance d’une créature très particulière : Gollum.

Les lecteurs de Chesterton sont souvent les mêmes qui aiment Tolkien et son œuvre. Voici donc cette bande-annonce, avec les sous-titres en français (pardon pour la pub qui s’inscruste au début de la vidéo) :

Quand Chesterton inspire les artistes

Depuis longtemps, G.K. Chesterton sert de sources d’inspiration à des artistes très divers, aussi bien des poètes que des chanteurs, des dessinateurs que des auteurs de romans et de bandes dessinées. La vidéo ci-dessous montre une autre source d’inspiration : le cinéma, au sens non d’une œuvre sortie en salle, mais de la démarche d’un artiste à travers la caméra.

Ce travail – que chacun jugera comme il l’entend – s’intitule « Présence de Chesterton » et prend appui sur une phrase célèbre de notre auteur :

Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement.

Une grande partie de la philosophie de Chesterton se trouve résumée là. Si l’on en croit les images que l’on verra ci-dessous cette phrase a orné les murs de Paris. Préexistente à cette vidéo, ou, au contraire, inscrite dans le marbre en vue de celle-ci ? Impossible de le dire ici. Le mieux est de découvrir.

 

 

L’influence de Chesterton en video


Pendant les années qui ont suivi sa mort, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, G.K. Chesterton a été comme oublié. Seuls quelques passionnés entretenaient sa mémoire, faisant tout pour que son œuvre reste vivante et accessible. En dehors des universités catholiques anglo-saxonnes, il existait peu d’institutions universitaires qui le mettaient encore à leur programme d’études littéraires.

Au fil des années, les choses ont changé. Outre les travaux du Chesterton Institute et de sa publication, The Chesterton Review, des associations comme The American Chesterton society ont déployé un effort considérable pour faire connaître et aimer Chesterton et son œuvre, pour dépasser l’image facile d’un auteur un peu bouffon. C’est aussi dans ce sens que voudrait travailler en France l’Association des Amis de Chesterton.

Les travaux biographiques qui ont été consacrés à Chesterton sont nombreux. Citons notamment pour ses dernières années :  Wisdom and Innocence de Joseph Pearce et le dernier en date, Chesterton and the Romance of Orthodoxy: The Making of GKC de William Oddie.

Pour montrer l’influence, la renommée de Chesterton une petite video a été réalisée. Elle est en anglais mais même ceux qui ne maîtrisent pas parfaitement cette langue pourront comprendre. Bien d’autres noms auraient pu être ajouté. Il s’agit d’exemples parmi d’autres.

 

 

 

Quand Chesterton inspire le cinéma

 

Nous avons déjà évoqué ici la participation de Chesterton à un western. Grâce au site Il était une fois le cinéma, nous découvrons que Chesterton fut l’une des sources d’inspiration pour le
film de Michael Powel, A Canterbury Tales (1944).

Certes l’histoire s’inspire avant tout des Contes de Chaucer, écrivain qui était placé au premier rang par Chesterton. Mais ce dernier n’est pas du tout
étranger à ce film non plus. D’après Justin Kwedi, auteur de l’article sur Il était une fois le cinéma : « Powell lui-même revendique l’influence de G.K. Chesterton dans
ses mémoires, l’ironie et la méfiance de ce dernier envers un certain capitalisme moderne imprégnant le film.
 »

Mais au fait quelle est l’histoire de ce film ? Pendant la Seconde Guerre mondiale, un juge anglais garantit ses administrées contre les avances des soldats.
En 1943, « Un sergent américain en permission, un soldat anglais et une jeune volontaire à la Défense civile se rencontrent à la descente d’un train de nuit, à quelques kilomètres de
Canterbury. Alors qu’ils rejoignent l’hôtel du village, la jeune femme est agressée par un inconnu, qui lui verse de la colle dans les cheveux. Les aventures de ces trois pèlerins modernes
commencent… 
»

Justin Kwedi commente : « Michael Powell sut mieux que quiconque rendre universels une culture et un état d’esprit insulaires typiquement anglais.
Profondément attaché à ses racines mais également ouvert sur le monde, il aura réussi à exprimer cette caractéristique, avec une rare perfection dans
A Canterbury Tale. Sur la route des
pèlerins de Canterbury, trois personnages provenant d’horizons bien différents vont trouver les réponses aux questionnements qui les rongent et une certaine forme de quiétude, par la magie de la
campagne anglaise et celle de Powell et Pressburger.
 »

 

 

Voici trois extraits du film :